L’AFFAIRE MERAH C’EST BIEN FINI…

Publié le 27 avril 2020

L’AFFAIRE MERAH C’EST BIEN FINI…

du 27 avril 2020, 00:00

La Cour de Cassation a rejeté le pourvoi d’Abdelkader MERAH contre l’arrêt de la Cour d’Assises Spéciale de PARIS du 18 avril 2019, en considérant que la motivation de l’arrêt rendu par la cour d’assises spéciales de Paris du 18 avril 2019 n’était pas dénuée d’insuffisance et que la peine prononcée avait été légalement appliquée.

Ainsi, plusieurs milliers de tomes d'une affaire terrible vont se refermer après plus de 15 heures de délibéré pour un verdict rendu à Paris par la cour d'assises spéciale le 18 avril 2019 qui a condamné le frère du funeste « tueur au scooter » à 30 ans de réclusion criminelle pour son appartenance à une entreprise criminelle terroriste et complicité d'assassinat.

Ce dossier rejoindra les archives judiciaires et, à lui seul constitue une part de l'histoire de France, celle de l'histoire du terrorisme islamiste.

Lorsqu’en 2012 Mohamed MERAH tuait 4 de nos concitoyens de la communauté juive et 3 soldats de France, le territoire national n’avait pas été frappé par un acte de terrorisme depuis 15 ans.

Mohamed MERAH avait alors terrorisé la France du 11 mars jusqu’à son interpellation le 22 mars suivant, après avoir tué 7 personnes dont trois enfants de la communauté juive et blessé grièvement un élève et un parachutiste du 17 RGP.

La justice est donc passée et n'a pas fléchi sous le vent politicomédiatique.

Toutes les victimes vont pouvoir enfin faire le deuil des proches disparus dans cette terrible affaire et Loic LIBER, le parachutiste survivant,  va pouvoir maintenant essayer de se reconstruire.

Il restera de cette affaire une prise de conscience des français car elle a permis de dévoiler  et de mieux comprendre l'organisation du terrorisme djihadiste.

La thèse politique du loup  solitaire a été évacuée très rapidement pour la réalité du terrain qui est celle des réseaux, des cellules dormantes, des sous réseaux, des ramifications, qui assurent l’aide, la préparation des actes criminels avec à la tête de cette hydre terroriste un chef, ou plusieurs chefs. Il y a les « soldats d’Allah » qui passent à l’action et les autres et notamment les propagandistes.

Il reste donc une prise de conscience des français sur la menace terroriste, les français ont suivi ces deux procès car de très jeunes enfants ont été abattus par ce terroriste puis des soldats de France, nos sentinelles de l’avant qui protègent les Français sont tombés sous les balles de ces criminels. Le sud-ouest de la France a été endeuillé et aujourd’hui nous ne pourrons jamais effacer le sang qui a coulé, les Français n’oublient pas.

Les Français ont compris que la nébuleuse terroriste constitue un réel danger qu’il ne faut pas sous-estimer.

Loïc LIBER est très courageux. Il est tétraplégique et continue à se battre contre ses multiples pathologies à l’Institut national des Invalides où il demeure pensionnaire depuis maintenant huit ans.

 Il pense à ses camarades tombés le jour de l’attentat et à tous les enfants qui ont été abattus par « le tueur » comme il l’appelle, il a du mal à dire le nom de son assassin…

C’est un jeune homme guadeloupéen qui a quitté son île paradisiaque pour vivre son rêve de devenir un soldat à Montauban, un parachutiste appartenant 17e RGP, cette unité d’élite.

Il a été abattu alors qu’il avait à peine 30 ans.

Il est aujourd’hui prisonnier de son corps. Il était prêt à mourir ou être blessé dans un combat pour la France au champ d’honneur mais pas sur un trottoir en face de son régiment par un français détestant la France qui a retourné les armes contre ses compatriotes… ce sentiment d’injustice ne quittera jamais mon client jusqu’à la fin de sa vie. Il pose toujours la question pourquoi

 Je vais moi aussi archiver ce dossier et je garderai cet honneur d’avoir plaidé à deux reprises dans la salle Voltaire, salle mythique du patrimoine architectural français, dans laquelle a été jugé l’affaire Dreyfus.

J’ai eu en effet l’honneur d’y avoir soutenu les intérêts d’un soldat de France et d’avoir porté sa voix.

Durant ces deux mois de procès sur deux années j’ai rencontré des avocats extraordinaires avec lesquels j’ai lié des liens  très forts car nous avons participé tous ensemble à l’histoire de France, à l’histoire du terrorisme djihadiste que nous avons combattus avec nos cœurs et nos convictions.